Achillée Millefeuille - Achillea millefolium
(Famille des Asteraceae)Rémy Le Jeune – Formateur en Phytothérapie
« La longue nomenclature de tous les maux qu’on a cru pouvoir guérir avec cette plante,
a inspiré une méfiance qui a pu seule la faire abandonner » Cazin (1868)
Synonymie : Achillea serpentini H.J.Coste & Soulié, Anthemis millefolium (L.) Schrank
♣ Religion :
Une des herbes de la Saint Jean, fête de Saint Jean Baptiste, martyr chrétien qui serait né un 24 juin, marque traditionnellement le solstice d’été dans plusieurs pays d’Europe. La veille de la Saint Jean, les irlandais pendent de l’Achillée dans leur maison pour se protéger des maladies.
La Sainte Famille avec sainte Elisabeth et saint Jean Baptiste enfant de Andrea Mantegna
Saint Jean Baptiste de Léonard de Vinci
♣ Etymologie :
Stratiotes (militaris) en grec, « pour ce qu’elle guérit toutes plaies faîtes par glaives, couteaux, et d’autres ferrements, et qu’on en use souvent en la guerre et aux camps » (Fuchs, 1549)
Achillea vient du grec Achilleios et, fait référence à Achille, héros grec qui aurait participé à la guerre de Troie (1200 avant JC)…Achille apprit par le centaure Chiron les vertus de la plante et, aurait utilisé ces feuilles pour arrêter l’écoulement de sang chez ses compagnons blessés.
Ou simplement les usages auraient été consignés par un médecin grec appelé Achille
Thétis plonge Achille dans les eaux du Styx. D'après Quellinus
Centaure Chiron enseignant à Achille l'art de jouer de la lyre ou de la cithare.
« Le jeune Achille, fils de Thétis, avait été trempé dans un feu sacré qui devait lui conférer l’immortalité ; malheureusement comme l’enfant avait été tenu par la cheville, celle- ci n’avait pas touché au feu et demeurait vulnérable aux blessures ; lorsque plus tard, Achille fut touché par une flèche, il en mourut »…
Le millefeuille porte également le nom d’Achille, car celui-ci s’en servit pour guérir Les blessures du roi des Mysiens, Télèphe…
Le nom Millefeuille à cause de la forme très découpée de ses feuilles.
Matthiole : « faites si joliment à la mode des plumes folles des petits oiseaux…. »
♣ Noms vernaculaires :
• Achillée
• Achillée millefeuille
• Arbadinde
• Grassette
• Herbe à dinde
• Herbe à dindon
• Herbe à la coupure
• Herbe à la saignée
• Herbe à millefeuilles
• Herbe aux charpentiers
• Herbe aux cochers
• Herbe aux militaires (Jusqu'au XIXe siècle, les soldats l'ont employée pour arrêter le sang des blessures)
• Herbe aux soldats
• Herbe aux voituriers (s’en servent pour arrêter le sang quand ils se font des plaies)
• Herbe de Saint-Jean
• Herbe de Saint-Joseph (On dit que Joseph le Charpentier s’étant blessé, son fils Jésus alla quérir des feuilles d’achillée millefeuille et pansa la blessure qui se cicatrisa rapidement)
• Mille- feuille
• Millefeuille commune
• Millefeuille des pharmacies
• Persil à dindes
• Saigne-nez
• Sourcils de Vénus.
♣ Classification botanique :
• Règne : Plantae
• Division : Magnoliophyta
• Classe : Magnoliopsida
• Ordre : Asterales
• Famille : Asteraceae
• Genre : Achillea
• Espèce : millefolium
♣ Description botanique :
Fuchs (1549) : « c’est une herbe basse et branchue, haute de douze doigts et plus. Elle a les feuilles
pareilles à la plume follette des petits oiseaux. Et sont les feuilles en leur naissance moult courtes et
crénelées. En tant qu’elles sont courtes et rudes, elles sont semblables au Cumin sauvage : iaçoit ce
qu’elles soient plus courtes. L’esmouchette d’icelle est plus pleine et plus épaisse : car elle a quelques
vergettes. Davantage, esquelles sont esmouchettes comme en l’Aneth. Les fleurs sont blanches et menues ».
Dodoens (1557) : « La Millefeuille a les tiges rondes, creuses, hautes de pied et demi ; les feuilles fort déchiquetées de chacun côté jusque à la côte du milieu, assez semblables aux plus petites feuilles de Coriandre, ou de l’Aurone, déchiquetées bien menu ; les fleurs croissent en esmouchettes belles et rondes au sommet de la tige, et sont pour la plupart toutes blanches, aucunefois aussi purpurées en ce pays, et comme Dioscoride écrit aucunefois toutes jaunes, lesquelles toutefois n’ont pas encore été vues par deça ; la racine est noire et fibreuse ».
Tournefort (1694): « La Mile- feuille est une genre de plante à fleur radiée A ; le disque B de cette fleur est un amas de fleurons D portés chacun sur un embrion E ; la couronne C de la même fleur est formée par quelques demi- fleurons F portés aussi sur un embrion G ; toutes ces pièces sont soutenues par un calice H cylindrique, composés de plusieurs feuilles en écailles ; lorsque la fleur est passée, chaque embrion devient une semence assez menue I ; ajoutez au caractère de ce genre que ces fleurs naissent à la cime des branches en bouquets fort serrés, et que les feuilles sont découpées menu, comme le nom de Millefolium le fait connaître ; car chacun sait que ce nom vient de la quantité de ces feuilles, ou pour mieux dire de la quantité des subdivisions, dans lesquelles chacune de ces feuilles est partagée ».
Lamarck (1815) : « ces tiges sont hautes de 3-6 décimètres, dures, cylindriques et un peu velues ; ses feuilles sont allongées, un peu étroites, deux fois pennatifides, et leurs découpures extrêmement nombreuses sont linéaires et dentées ; les fleurs sont blanches ou purpurines, et forment des corymbes assez garnis ; les demi- fleurons sont peu nombreux et presque en forme de coeur renversé »
Caractères biologiques
• Plante vivace de 15- 60 cm ; hémicryptophyte
• Floraison : juin à novembre ; pollinisée par les insectes ; dispersée par le vent ou les fourmis
Caractères diagnostiques
• Rhizome rampant
• Tige pubescente, parfois laineuse
• Feuilles à contour oblong- linéaires, bipennatiséquées, à segments linéaires très nombreux, non disposés dans un plan
• Capitules petits en corymbe compact ; fleurs blanches, parfois purpurines, à languette plus courte que l’involucre
Britton, N.L., and A. Brown. 1913. Illustrated flora of the northern states and Canada. Vol. 3: 515.
♣ Ecologie :
• Espèce héliophile (formations herbacées, forêts dégradées ou plantations)
• Humus : mull carbonaté à mull mésotrophe ; sols riches en bases ; ph basique à moyennement acide
• Matériaux : argiles de décarbonatation, limons (purs ou plus ou moins pierreux)
• Sols frais à moyennement secs : espèce mésohygrophile à mésoxérophile (optimum en conditions mésophiles)
• Caractère indicateur : neutronitrocline
Biotopes, formations végétales, phytosociologie• Prairies, pelouses, forêts ouvertes, plantations
• Hêtraie- chênaie (Carpinion betuli)
• Landes (Cytision scopariae)
• Prairies (Arrhenatheretalia), pelouses (Festuco- Brometalia, Seslerietalia variae)
♣ Drogue :
Plante entière, partie aérienne, sommité fleurie, feuille, racine
Richard (1823) : « on l’avait proposé (la racine) comme succédané indigène de la Serpentaire de virginie, mais on en a abandonné l’usage ainsi que celui des feuilles) ».
Si l’on veut utiliser cette plante, séchée artificiellement, on ne doit pas dépasser lors du séchage la température de 36°C
♣ Principes actifs :
Plus d’une centaine de constituants connus…
„X Acides aminés (alanine, acide aspartique, acide glutamique, histidine, leucine, lysine, proline, valine)
„X Acide ascorbique, Acide caféique, Acide folique, Acide salicylique, Acide succinique
„X Acides gras (linoléique, myristique, oléique, palmitique, stéarique)
„X Alcaloïdes (achicéine, achilléine (synonyme potentiel de L-bétonicine), bétonicine, moschatine, stachydrine, trigonelline)
„X Bases (bétaïne, choline)
„X Coumarines
„X Flavonoïdes (apigénine-7-glucoside, artémétine, casticine, isorhamnétine, lutéoline-7-glucoside, rutine, 5-hydroxy-3,6,7,4-tetraméthoxyflavone)
„X Huiles essentielles (azulène, eucalyptol, germacrane, camphre, chamazulène...)
„X Polyacétylènes
„X Tanins
„X Monoterpènes (bornéol, acétate de bornyle, camphre, cinéol, limonène, sabinène, terpinène-4-ol, terpinéol, a-thujone)
„X Triterpènes
♣ Propriétés pharmacologiques :
Chaumeton : « les propriétés, soit physiques, soit chimiques de cette corymbifère, lui assignent naturellement une place parmi les toniques ; Elle agit, en effet, en excitant les propriétés vitales des organes, et exerce une influence manifeste sur le système nerveux ; aussi, toutes les vertus anti- spasmodiques, apéritives, emménagogues, vulnéraires…dont elle a été décorée, découlent- elles de cette double manière d’agir ».
• Analgésique et fébrifuge, Anti –inflammatoire, anti- phlogistique, anti- prurigineuse, Anti- allergique à démontrer ?
• Tonique veineux, Stimulant circulatoire, Anti- hémorroïdale
• Anti- bactérienne et anti- oxydante (huile essentielle)
• Fébrifuge (achilléine à dose de 25cg à 4g)
• Anti- parasitaire, Anti- helminthique
• Digestive, Antispasmodique digestif, Stomachique, Carminative, Cholérétique (la feuille multiplie par 3 le volume de bile excrétée), Peptique, hépato- protectrice, Dépurative, anti- hépatotoxique
• Tonique amère, tonique stimulant
• Anti- tussive
• Emménagogue, Oestrogène- like,
• Calmante, anti- épileptique
• Hémostatique
• Décontracturante musculaire (muscles lisses et striés), Décongestionnante
• Vasoconstrictrice, Hypotensive
• Diurétique
• Anti- tumeur, anti- cancer ?
• Usage externe : Vulnéraire, astringente, résolutive, Cicatrisante
♣ Indications thérapeutiques:
Fuschs (1549) : « les modernes usent de leur Millefeuille en pareil cas, c'est-à-dire pour guérir toutes plaies, pour dissoudre sang grumelé, et pour supprimer le flux menstruel. Dont il est présupposé, qu’elle n’est point différente de Stratiotes, Millefolia ».
Dodoens (1557) : « la décoction de Millefeuille bue, guérit et arrête la dysenterie, et tout flux de ventre ;
la même bue arrête tout flux, mais principalement le flux rouge des femmes ; le même fait-elle quand on l’applique aux parties honteuses, ou quand on assied dedans la décoction d’icelle.
Icelle broyée et mise sur plaies arrête le sang, les engarde d’inflammation et enflure, et les guérit ».
Chauliac (1580) : « Henric commande lier sur elles (verrues et cornes), feuilles de rue, millefeuille, et herbe- Robert pilée et dit, que, dans trois ou quatre jours, sans doute, elles sont guéries ».
Lemery (1713) : « elle est astringente, vulnerere, résolutive, propre pour arrêter les cours de ventre, les hemorragies, les gonorrées ».
Tauvry (1722) : « entre les mondificatifs et détergens, les uns ôtent seulement les humeurs acides qui pouvoient arrêter quelques autres humeurs, et empêchent des chairs, les autres outre cet effet mangent les chairs baveuses qui peuvent s’engendrer. Ces derniers approchent de ceux qu’on appelle cathereties ou rongeans. Entre les plantes on compte le millepertuis, la millefeuille, l’aigremoine, la bugle, la sanicle, la petite centaurée, l’absinthe, l’aristoloche ronde et menue, la gentiane, la myrrhe, l’aloes, la térébenthine et l’encens, parce que tous ces médicamens sont capables d’enlever les acides qui tenoient la lymphe épaissie, outre que par leurs souphres ils les embarassent, et empêchent l’air extérieur d’arrêter les chairs qui reviennent… »
Chirac, Silva (1744) : « les teintures d’Absinthe, de Mille- feuille, de Gentiane, d’écorces d’Orange, prises plusieurs fois par jour, sont encore de bons fortifiants ».
Lafaye (1749) : « les détersifs et les modificatifs appliqués sur une plaie ou sur un ulcère, les débarrassent des sucs épaissis et des chairs baveuses en augmentant le ressort des vaisseaux ; ces remèdes conviennent aux plaies et aux ulcères , ou une suppuration abondante relâche les vaisseaux, ce qui produit des chairs molasses et baveuses, et empêche qu’il ne s’en forme des bonnes » « détersifs et modificatifs simples : mille- feuille, aigremoine, mille- pertuis feuilles et fleurs, orge, feuilles de noyer, renoncule, savonière, lierre, ronces, petite serpentaire, myrte, aloës, sucre, miel, vin rouge, térébenthine, camphre, sel armoniac, verdet, alun, vitriol; détersifs et mondificatifs composés : eau de vie, eau phagédénique, eau vulnéraire, esprit de vin, huile de gayac, colyre de lanfrac, onguent des apôtres, onguent modificatif d’Aches, onguent Aegiptiac, baume de madame Feuillet, baume Fioraventi, huile d’œufs et d’Hypericum, miel rosat
Hecquet (1749) : « le suc de millefeuille guérit en peu de jours, une plaie récente…L’infusion de mille- feuille dans l’eau chaude, dont on prend trois verres par jour, est un excellent vulnéraire… »
Cartheuser (1755) : « Roderic et Prévost font beaucoup de cas de la poudre de millefeuille dans la phtisie et les ulcères des poumons, en prenant tous les jours un gros dans du bouillon chaud…Nous pouvons attendre un même effet, mais bien plus remarquable dans la phtisie, de l’usage suivi de la décoction de millefeuille préparée et bien clarifiée, avec la conserve de roses rouges ». « La millefeuille a bien du rapport avec la chamomille par rapport à ses principes »
Pemberton (1771) : « plusieurs médecins la regardent comme un très grand anti- spasmodique, et en recommandent l’usage dans les maladies hystériques et convulsives. Fridéric Hoffman qui a si bien traité de ces espèces de maladies, en faisait un usage très fréquent… »
Chomel (1782) : « son suc à six onces avec autant de celui d’ortie, pris en deux doses à une heure l’une de l’autre, m’a réussi plus d’une fois pour arrêter une hémorragie survenue par l’ouverture de quelque vaisseau sanguin qui se dégorgeait dans le canal intestinal ».
Chomel (1782) : « Simon Pauli assure avoir connu des femmes enceintes qui s’étaient garanties de l’avortement, par l’usage de la décoction de cette plante »
Roques (1809) : « …Et on l’emploie dans l’hémorragie passive du poumon, le catarrhe intestinal chronique, la menstruation immodérée, et les fleurs blanches produites par l’inertie du tissu utérin ».
Baumé (1818) : « l’extrait de millefeuille…propre pour arrêter le cours de ventre ; la dose est depuis douze grains jusqu’à deux scrupules »
Dubois (1848) : « la décoction très concentrée de millefeuille avec addition de 1 à 2 cuillérées à café d’amidon, administrée en lavements a réussi entre les mains de Joerdens dans le traitement de la dysenterie ».
Bossu (1854), résultat des expériences du Dr Richart, publié dans Abeille médicale, 1850 : « ces heureux effets me l’ont fait adopter comme boisson principale chez toutes les femmes en couches, disposées généralement aux irritations nerveuses et aux inflammations ».
Bouchardat (1856- 57), extrait du mémoire de M. Teissier publié dans la gazette médicale de Lyon, Mille- feuille contre les flux hémorroïdaires trop abondants
Van Heurck, Guibert (1864) : « …convient particulièrement dans le traitement des hémorroïdes anciennes dont le flux n’est pas seulement sanguin, mais encore muqueux ou puriforme, et constituant une espèce de blennorrhée anale ».
Thun (1998) : « une tisane d’Achillée prise le matin peut remplacer le café ; absorbée peu après le réveil, cette tisane nous aide à prendre possession de notre corps ; par contre bue le soir, elle peut occasionner des nuits d’insomnie ».
Thun (1998) : « Rudolf Steiner évoque particulièrement l’action du soufre à propos de l’achillée ; cet élément agit dans l’Achillée de manière à favoriser le processus du potassium dans les organismes ; par ailleurs, nous savons qu’une faiblesse de l’activité du potassium provoque le risque de fixation du césium radioactif dans les organismes ».
Mességué (1999): « Je le conseille souvent aux femmes ayant des problèmes de règles douloureuses ou trop abondantes, et dans tous les cas de problèmes circulatoires comme les jambes lourdes ».
Depoers, Ledoux, Meurin (2001) : « par voie générale, la plante se révèle être un excellent anti- hémorragique. Elle se prescrit quelques jours avant et une à deux semaines après une opération chirurgicale ».
Depoers, Ledoux, Meurin (2001) : « la silice qu’elle contient ainsi que le haut degré de perfectionnement de sa famille botanique lui confère un rôle tonifiant et réconfortant en amont des processus vitalisants et de guérisons de l’organisme ».
Pelikan (2006) : « Dans ses cendres, on trouve en dehors d’une importante teneur en silice, une grande proportion de potasse…Rudolf Steiner a signalé dans l’Achillée millefeuille un chef d’œuvre végétal unique en son genre ; son action thérapeutique commence par une stimulation du métabolisme : l’estomac est fortifié, l’appétit augmente ; ensuite, ce remède favorise l’activité du foie et la génèse du sang ; il s’y joint un pouvoir hémostatique ; finalement, il contribue à la bonne marche des processus constructeurs et accélère la guérison des plaies… »
Morel (2008) : « Elle possède des effets anti- inflammatoires et puissamment anti- spasmodiques, plus marqués sur les muscles lisses (dysménorrhées, crampes digestives), mais aussi sur la musculature striée dite squelettique. Elle est fidèle dans les suites de traumatismes, les contractures douloureuses des lombalgies, dorsalgies, et les contractures sportives, même prolongées, car elle détoxifie le muscle, en plus de son action anti- hépatotoxique ».
Usage interne :
Troubles féminins
Douleurs pelviennes liées aux désordres des règles ou aux suites de l’accouchement, Spasmes utérins
Ecoulements leucorrhéiques
Dysménorrhées et hyperménorrhées (règles douloureuses, insuffisantes ou trop abondantes ou retardées)
Aménorrhées par une cause accidentelle (froid, émotion) ou plus profonde (anémie, affaiblissement)
La Millefeuille s’utilise sans provoquer le moindre accident dans le cas ou il s’agirait d’une grossesse ignorée
Syndromes prémenstruels (prise de poids, irritabilité, douleurs mammaires)
Rétablissement du flux des lochies absentes
Conséquences de la ménopause (métrorragies, bouffées de chaleur)
Troubles de la digestion
Affections de l’estomac, inflammations des parois des intestins, Digestion difficile
Atonie digestive avec fermentations
Certaines constipations
Coliques d’estomac
Colites spasmodiques
Crampes digestives
Diarrhées
Flatulences
Hypertrophie du foie et insuffisance biliaire
Lithiase biliaire
Spasmes gastro- intestinaux
Troubles cardio- vasculairesTroubles veineux, jambes lourdes, varices, suites de phlébites, cours déréglé des hémorroïdes
Hémorragies (notamment du rectum)
Certaines formes d’anémie
Hématomes fréquents
Hypertension artérielle
Troubles locomoteurs
Suites de traumatismes, contractures douloureuses des lombalgies, dorsalgies, contractures sportives
Goutte, rhumatismes, Sédentarisme
Troubles respiratoires
Asthme
Certaines affections catarrhales
Crachements de sang
Forte toux haletante
Fièvres intermittentes, tierces, puerpérales
Affections nerveusesAsthénies générales, Epilepsie, Hystérie, Névroses, Convulsions, Lymphatisme
Autres troubles
Affections éruptives
Oligurie, Lithiase urinaire
Incontinence d’urines des enfants
Prostatisme
Goitre
Maladie migraineuse (Duraffourd, Lapraz) : action sur la réactivité neurovégétative parasympatholytique et, action sur les mécanismes hormonaux et métaboliques : activité cholérétique et/ou cholagogue et, activité génitale
Traitement avant et après une opération (Strehlow)
Usage externe :
Irritations gynécologiques, Pertes blanches, leucorrhées(En injection)
Blennorragies
Hémorroïdes, fistules, fissures anales, Ulcères variqueux de jambes
Flux muqueux ou mucoso- purulents du rectum (En injection)
Douleurs rhumatismales, blessures, contusions, coupures de toutes sortes
Plaies non saignantes, fraîches ou infectées (germes résistants aux antibiotiques)
Eruptions cutanées, dermatoses, Eczémas, dartres, prurigo, acnés
Lésions et Inflammations de la peau et des muqueuses, fissures,
Irritations et craquelures des mamelons des femmes allaitantes
Saignement de nez
Conjonctivites
♣ Posologie :
Liebaut (1651): « il faut concasser du gingembre sur une pierre à aiguiser, avec vin blanc et arroser l’œil de ce vin. Plus, le suc de fleurs de millefeuille et de chèvrefeuille, pilé avec lait de femme, et coulé pour appliquer aux yeux, il ôte les tâches ».
Girard des Bergeries (1673) : « pour arrêter les moys qui coulent trop longtemps et par excès et contre les pertes de sang, d’où qu’il vienne, le suivant sera propre. Prenez de bois de lentisque une once, de santal rouge demy once, de racines de Pavot rhoeas trois dragmes, de feuilles de plantain, d’ortie morte et de mille feuille de chacun deux manipules, de fleurs de roses rouges et de passe roses de chacune trois pugilles, faîtes cuire cecy dans suffisante quantité d’eau ferrée par trois fois, lorsqu’il n’en restera que deux livres, coulez le et en prenez tous les matins, ou deux fois le jour, quatre onces, y dissolvant pour chaque dose une once de syrop de coraux, et en continuant l’usage plusieurs jours selon le besoin ».
Verduc (1689) : « si les reins et la vessie, par exemple, sont percés…ou bien prenez encens, aloës et farine d’orge, de chacun un gros, térébenthine pure, miel et suc de millefeuille de chacun deux gros auxquels vous ajouterez de la térébenthine et du miel que vous ferez dissoudre devant le feu ; on trempera les tentes dans cet onguent et on les mettra dans la playe sur laquelle on appliquera un emplâtre de Diapalme ».
Le Clerc (1696) : « Les remèdes contre cette maladie, les urines sanglantes, sont le pourpier, la grande consoude, la mille feuille, l’aigremoine. Par exemple : prenez de l’aigremoine, de la mille feuille, de la mousse de prunier sauvage, une poignée de chacun ; de la racine de grande consoude, deux onces ; de la semence d’Hypericum, deux dragmes ; hachez et pilez le tout, et le faîtes infuser dans du vin, et buvez de cette décoction ».
Charas moyse (1704), onguent Martiatum : « prenez des racines de guimauve et d’aunée, de semence de fénugrec, et de cumin, de chacun quatre onces, deux onces de nard d’inde, des feuilles de romarin, de laurier, de rue, de marjolaine, d’hièble, de sabine, des espèces de menthe de jardin, aquatique et sauvage, de basilic, de sauge, de primevère, de potion de montagne, de calament, d’armoise, de grand absinthe, d’origan, de bétoine, d’acanthe, d’herbe à vent, de cofte de jardin, de sureau, de mille- feuille, de germandrée, de mille- pertuis, de petite centaurée, de crapaudine, de chardon- béni, d’aurone mâle et femelle, de chèvrefeuille, d’yvette musquée, des fleurs de stoechas, de camomille, et d’œil de bœuf, de chacun deux poignées : écrasez tous ces simples et les faîtes macérer dans un pot de terre verni bien couvert sur les cendres chaudes pendant vingt- quatre heures avec seize livres d’huile commune puis faîtes- en la décoction sur un petit feu, mouvant les matières de fois à d’autres avec une spatule, jusqu’à ce que presque toute l’humidité des plantes soit consumée, ensuite faîtes- en la colature et exprimez fortement l’huile que vous purifierez, pour y faire fondre après cinq livres de cire jaune, de beurre de mai, de graisse d’Ours et de poule, de moelle de cerf et de térébenthine de Venise, de chacun huit onces ; puis ayant laissé à demi refroidir les matières, vous y mêlerez encore quatre onces de storax liquide, de myrrhe, d’oliban et de mastic pulvérisé, de chacun deux onces ; le tout pour la composition de cet onguent, qu’on gardera pour ses usage ».
« L’onguent Martiatum est heureusement employé dans toutes les maladies froides de la tête, de l’estomac, du foie, de tous les autres viscères, et de toutes les parties du corps, et particulièrement contre les convulsions et les relâchements des nerfs, la sciatique et toute sorte de gouttes et de rhumatismes qui viennent de froideur. Il ramollit et résout les duretés du foie et de la rate, des nerfs et des jointures, et en apaise les douleurs. Il est fort recommandé dans les hydropisies et surtout dans la tympanite, en onction sur tout le ventre. On l’employe tantôt seul et tantôy mêlé avec l’Esprit de vin avec des huiles, ou d’autres onguents, et même avec de la Thériaque, pour en oindre les parties du corps qui en ont besoin ».
Ludovicus (1710), potion vulnéraire : « avec une décoction d’écrevices, de bugle, de lierre terrestre, et de mille- feuille dans de l’eau simple ou de la bière » ; mixtion vulnéraire : « avec les yeux d’écrevices et un peu de vinaigre, mêlés ensemble dans de l’eau de mille- feuilles, avec le sirop de plantain ».
Allen (1741), potion vulnéraire : « prenez une demi poignée d’orge entier, autant de feuilles d’aigremoine, de pimprenelle, de mille- feuille, de sanicle, et de grande consoude ; un peu de piloselle, et de sommités d’hypericon ; avec une pincée de roses rouges. Faîtes cuire le tout dans suffisante quantité d’eau, jusqu’à la diminution d’un tiers ; coulez ensuite la liqueur ; dissolvez- y une once ou deux de syrop de roses sèches ; et en donnez quelques cuillerées de temps en temps à votre malade »… principalement quand l’emphysème est survenu après quelque blessure considérable, ou bien par un grand effort qui a rompu quelque vaisseau dans la capacité de la poitrine.
Quincy (1749), emplâtre de Bétoine : « prenez de la bétoine verte, de la pimprenelle, de l’aigremoine, de la sauge, du pouliot, de la millefeuille, de la petite centaurée et de l’ormin, six onces de chacun ; de l’encens et du mastic, trois gros de chacun ; de la racine d’iris et d’aristoloche ronde, six gros de chacune ; de la cire blanche et de la térébenthine, huit onces de chacune ; de la résine de pin, six onces ; de la gomme élémi et de l’huile de pin, deux onces de chacune ; du vin blanc, trois livres ; broyez bien les plantes dans un mortier ; faîtes- les macérer pendant une semaine dans du vin blanc et ensuite, faîtes- les cuire en les remuant circulairement ; exprimez- en le vin, coulez-le, et faîtes- le cuire jusqu’à consomption du tiers ; mettez- y l’huile de pin, fondez ensuite la cire, et puis la résine et les gommes ; mais la térébenthine la dernière de toutes ; faîtes- les cuire doucement, ôtez- les du feu, coulez- les de nouveau ; criblez dedans l’Iris et l’Aristoloche en poudre fine ; remuez- les fort ensemble jusqu’à ce que le tout ait la forme d’emplâtre suivant les règles de l’art ».
Buchoz (1770) : « le suc de la millefeuille convient pour déterger et nettoyer entièrement les ulcères intérieurs, particulièrement ceux du poumon, de même que les matières purulentes qui coulent après la taille ».
Pemberton (1771) : « le dispensaire de Paris prépare cependant un syrop avec le suc de ses feuilles ; il fait entrer les feuilles dans l’eau et le baume vulnéraire et, dans l’onguent mondicatif d’Ache ».
Vitet (1778), syrupus millefolii : « faîtes fondre au bain- marie dans une livre de suc exprimé des feuilles et clarifié, deux livres moins trois onces de sucre blanc, vous aurez le syrop de millefeuille ; depuis demi- once jusqu’à une once, délayé dans cinq onces »
Onguent de Millefeuille (1802) : « suif, cire neuve et poix de Bourgogne, de chaque une livre ; l’herbe de millefeuille, une livre et demie ; faire fondre le suif sur un petit feu, y jeter ensuite la cire coupée par petits morceaux, en remuant avec une spatule de bois ; la cire étant fondue et incorporée avec le suif, y mettre la poix de Bourgogne, aussi en morceaux, en remuant ; le tout étant bien lié ensemble, y jeter la millefeuille hachée, par poignée, en retournant bien avec la spatule, faisant le reste comme il est marqué à l’onguent de marrube blanc… »
Roques (1809) : « on prescrit les feuilles et les sommités fleuries de la Millefeuille en infusion théiforme ; la dose est d’une poignée pour une pinte d’eau bouillante ; on donne plusieurs fois par jour une tasse de cette infusion, à laquelle on peut ajouter, suivant les circonstances, quelques gouttes d’acide sulfurique alcoolisé (eau de Rabel) »
Hanin (1819) : « c’est encore un médicament salutaire dans la leucorhée ; on fait des injections dans le vagin avec un decoctum composé de millefeuille, de trèfle- d’eau et de mélilot ; on y ajoute quand l’écoulement est moins abondant, et à la fin du traitement, des roses de Provins et du gros vin ».
Valnet (1983), Sirop de Millefeuille : « feuilles fraîches de millefeuille 100g ; sucre 1200g ; eau 600g ; cuire jusqu’à consistance de sirop- 20 à 50g par jour »
Valnet (1983), suppositoires anti- hémorroïdales : « extrait d’achillée 0,25g ; onguent populeum 1g ; beurre de cacao 3g ; cire blanche qsp 1 suppo »
Valnet (1983), pommade anti- rhumatismale : « essence d’achillée 2g ; lanoline 5g ; pommade camphrée 45g ; en frictions à l’endroit de la douleur (rhumatismes, névralgies, douleurs des cellulites)
Bouchet (1997), sirop d’Achillée : « nous préférons les feuilles séchées mélangées à du miel toutes fleurs, car nous nous sommes aperçus que cette médication était plus efficace ; infuser 120g de feuilles ; 6h dans 1l d’eau bouillante ; faire bouillir à réduction de 1/3 ; exprimer dans un linge fin en filtrant ; ajouter les 880g de miel ; faire cuire, en écumant, jusqu’à la consistance souhaitée du sirop ; en prendre entre 25g et 45g par jour, selon le cas à traiter, obtenable par un sérieux dosage radiesthésique ».
Mességué (1999): « en cas de saignement de nez, un tampon fait avec une feuille fraîche introduite délicatement dans la narine arrête généralement l’hémorragie »
Strehlow (2003), traitement des plaies : « désinfecter d’abord les plaies à l’alcool ; exprimer l’eau des feuilles et les fixer sur la plaie sous forme d’une compresse chaude et non serrée ; renouveler fréquemment ; éviter de laisser sécher ; les feuilles d’achillée cuites et chaudes peuvent aussi être posées directement sur la plaie nettoyée »
Strehlow (2003), préparation d’une opération, afin de préserver l’asepsie et de se protéger des germes nosocomiaux : « 3 jours auparavant, boire 3 pointes de couteau de poudre d’achillée millefeuille dans ¼ à ½ litre de tisane d’achillée millefeuille, en répartissant sur toute la journée » ; pour une cicatrisation sans complications après l’opération : « procéder de la même façon pendant une durée pouvant aller jusqu’à 10 jours »
Treben (2004, 52ème édition), teinture à l’achillée : « remplir une bouteille jusqu’au goulot de fleurs d’achillée cueillies au soleil, mais sans forcer, et recouvrir d’eau de vie de grain ou de fruits à 38 à 40% ; laisser reposer au soleil ou à proximité d’une source de chaleur pendant 14 jours »
Treben (2004, 52ème édition), pommade à l’achillée : « bien chauffer 90g de beurre non salé ou de saindoux, ajouter 15g de fleurs d’achillée fraîches et coupées menu et 15g de feuilles de framboises hachées menu, laisser frire brièvement, remuer et retirer du fourneau ; le lendemain, réchauffer le tout légèrement, presser à travers un lin, et remplir dans des pots de verre propres préparés à cet effet ; conserver au réfrigérateur
Treben (2004, 52ème édition), bain de siège : « faire macérer pendant la nuit 100g d’achillée (toute la plante) dans de l’eau froide, réchauffer le matin jusqu’à ébullition, et ajouter à l’eau du bain »
De Bonneval (2006), pommade : mélanger en quantités égales du suc frais, du saindoux ou de la cire et de l’huile
Morel (2008), prescription en aigu (contractures récentes, spasmes divers) : « TM Achillea millefolium 60ml, TM Ajuga reptans 60ml ; prendre 20 gouttes de chaque flacon toutes les deux heures, espacer après amélioration ».
Usage interne :
Eviter l’emploi des ustensiles de fer, comme pour toutes les plantes riches en tanins
Cazin : « cette infusion noircissant et perdant promptement son arôme, on ne doit préparer que la quantité que l’on peut prendre en une ou deux fois »
Infusion :
• Infusion de 29g de fleurs fraîches si possible ou séchées pour 1 litre d’eau bouillante ; infuser 3 minutes ; filtrer et aromatiser avec du miel ; en boire 4 tasses par jour, 1 à jeun et 3 autres tasses entre les repas du jour
• Infusion de 30 à 40g de sommités fleuries par litre d’eau ; 3 tasses par jour, entre les repas
• Ebouillanter 1 cuillérée à soupe bombée avec ¼ de litre d’eau, laisser infuser rapidement
• Une cuillère à café de plante séchée pour 25cl d’eau bouillante ; laisser infuser 5mn ; 3 à 4 tasses par jour
• Thé : 2g à 3g dans une tasse d’eau, que l’on prend par cuillérée à bouche toutes les 2h
• Infusion théiforme : 128g (4 onces) des sommités de millefeuille ou Une poignée pour 4 pintes d’eau
Eau distillée : (1 sur 12 d’eau), 50 à 100g, en potion
Extrait aqueux : 2 à 3g par jour
Extrait fluide : 150 à 160 gouttes par jour
Huile essentielle : 50cg à 1g, en potion
Sirop : (1 fraîche sur 6 d’eau bouillante et 12 de sucre), 30 à 60g
Suc exprimé: 50 à 100g, en potion
Teinture : 20 à 30 gouttes, 3 fois par jour
Usage externe :
Compresses, Lavages de plaies, Lavements (en cas de prostatite), Injections vaginales (leucorrhées), Lotion sur le visage afin d’améliorer la texture de la peau et de faire disparaître les boutons et les dartres, Lavement contre les saignements infectés ou non du rectum…
Infusion : une poignée pour un litre d’eau ; en lavages (dermatoses, eczémas)
Infusion à utiliser en lavages de toutes les maladies de peau : infuser 37g de fleurs (50%) et de feuilles (50%) dans un litre d’eau bouillante pendant 3 minutes ; filtrer avant usage
• Prendre 60g de plante pour 1litre d’eau ; faire bouillir2 à minutes, infuser 10 minutes
• Décoction : 30 à 60g par kilogramme d’eau, pour lotions, fomentations, bains, lavements
• Décoction à utiliser en cas de Blennorragie et de pertes blanches : mettre 37g de fleurs (50%) et de feuilles (50%) dans un litre d’eau froide puis faire bouillir pendant 9 minutes ; après filtrage, injection vaginale et urétrale
• Décoction : une poignée de plante coupée dans un litre d’eau ; bouillir 10 minutes ; en lavages, compresses, injections vaginales et urétrales (blennorragie) ; la même décoction contre la chute des cheveux
Décoction dans un grand bain : calmant, régulateur de la circulation (capillaires)
Bain de siège (douleurs pelviennes) : 100g de plante séchée pour 20litres d’eau chaude
Suc de la plante fraîche : ulcères de jambes, crevasses du mamelon, hémorroïdes
Douleurs des dents (feuilles légèrement pilées et mises dans le trou de l’oreille, Chomel)
♣ Toxicité :
Déconseillée aux femmes enceintes et à celles qui allaitent.
Certains des composants de l’achillée étant neurotoxiques (principalement dans l’huile essentielle) et abortifs (huile essentielle et plante entière), l’achillée est contre-indiquée pour les enfants et les femmes enceintes.
Il est recommandé d’éviter l’achillée pendant la grossesse car elle peut stimuler l’utérus.
Mulot (2002) : « Certains sujets risquent d’être atteints d’éruptions cutanées prurigineuses de type vésiculeux après avoir cueilli du millefeuille, soit pris des infusions ; Ce n’est pas grave…mais il ne faut pas persévérer et changer de plante »
Risque de provoquer des réactions allergiques lorsqu’on la touche et dans certaines crèmes qui en contiennent
On a parfois observé une dermatite associée à l’achillée qui se caractérise par une transformation inflammatoire et prurigineuse de la peau et l’apparition de vésicules. Elle s’accompagne parfois d’une photosensibilité (c'est-à-dire l’éruption est déclenchée par l’exposition au soleil).
Les personnes allergiques aux plantes de la famille des Asteraceae, devraient être averties du risque de toute exposition à l’achillée, même à la consommation d’une simple tisane.
De fortes doses peuvent entraver l’action des anticoagulants ainsi que des hypotenseurs et des hypertenseurs.
La prudence est également recommandée chez les patients épileptiques.
Action sur la reproduction (spermatogénèse)
♣ Sources bibliographiques :
http://afssaps-prd.afssaps.fr/php/ecodex/index.php
http://www.creapharma.fr/
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/
http://wwwpasseportsante.net/fr/
http://www.pixiflore.com/
http://www.tela-botanica.org/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Achillée_millefeuille
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2. Abrégé de l’histoire des plantes usuelles, Chomel, 1782
3. Abrégé de toute la médecine pratique, tome1, Allen, 1741
4. Apothiquaire (l’) charitable, Girard des Bergeries, 1673
5. Bien se soigner par les plantes, Houdret, édition Solar, 2004
6. Botanique médicale, Richard, 1823
7. Commentaires très excellens de lhystoire des plantes, Fuchs, 1549
8. Cours de Chymie, Lemery, 1713
9. Cours de matière médicale, tome1, Hanin, 1819
10. Dictionnaire botanique et pharmaceutique, seconde partie, 1802
11. Dictionnaire raisonné universel des plantes, arbres et arbustes de France, Buchoz, 1770
12. Dictionnaire universel des drogues simples, Lémery, 1760
13. Dissertations et consultations médicinales, Chirac, Silva, 1744
14. Elémens de botanique ou méthode pour connaître les plantes, Pitton Tournefort, 1694
15. Elémens de pharmacie théorique et pratique, tome1, Baumé, 1818
16. Flore forestière, tome 1, institut pour le développement forestier, 2005
17. Flore française, Jean Baptiste Pierre Antoine de Monet de Lamarck, Augustin Pyramus de Candolle, éd. Desray, 1815
18. Flore médicale, Chaumeton, 1818
19. Flore médicale belge, Van Heurck, Guibert, 1864
20. Grande chirurgie (la), Chauliac, 1580
21. Herbe (l’) qui renouvelle: un aspect de la médecine traditionnelle en Haute-Provence, Pierre Lieutaghi, éd. MSH, 1986
22. Herboristerie (l’), De Bonneval, édition Désiris, 2006
23. Hildegarde de Bingen, Strehlow, édition Trédaniel, 2003
24. Histoire abrégée des drogues simples, tome2, Guibourt, 1826
25. Histoire des plantes, Dodoens, 1557
26. Homme (l’) et les plantes médicinales, tome1, Pelikan, édition Triades, 2006
27. Livre (le) des bonnes herbes, Lieutaghi, édition Actes Sud, 1996
28. Manière de guérir les fractures et les luxations, Verduc, 1689
29. Manuel de santé, 2ème partie, Robert, 1805
30. Manuel des pharmaciens et des droguistes, tome1, Kapeler, Caventou, 1821
31. Matière médicale, tome3, Cartheuser, 1755
32. Matière médicale indigène, Dubois, 1848
33. Médecine (la) aisée, Le Clerc, 1696
34. Médecine (la) hermétique des druides, Bouchet, édition Trédaniel, 1997
35. Médecine (la), la chirurgie et la pharmacie des pauvres, tome4, Hecquet, 1749
36. Mességué (le), Lafitte, édition Michel Lafon, 1999
37. Pharmacopée de Lyon, Vitet, 1778
38. Pharmacopée du collège royal des médecins de Londres, Pemberton, 1771
39. Pharmacopée royale galénique et chymique, Charas, 1704
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41. Phytothérapie, Valnet, édition Maloine, 5ème édition, 1983
42. Phytothérapie (la) entre science et tradition, Depoers, Ledoux, Meurin, édition Amyris, 2001
43. Plantes médicinales (les), Thun, collection Mouvement de culture bio- dynamique, 1998
44. Plantes usuelles, indigènes et exotiques, Roques, 1809
45. Principes de chirurgie, Lafaye, 1749
46. Remèdes naturels de Mgr Kneipp, vers 1900
47. Répertoire de pharmacie, tome 13, Bouchardat, 1856- 1857
48. Santé (la) à la pharmacie du bon Dieu, Treben, édition Ennsthaler, 52ème édition, 2004
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51. Secrets d’une herboriste, Mulot, édition du Dauphin, 2002
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53. Thrésor universel des pauvres et des riches, Liebaut, 1651
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61. Traité du bon choix des médicamens, tome2, Ludovicus, 1710
62. Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes, Cazin, 3ème édition, 1868
Köhlers Medizinal-Pflanzen in naturgetreuen Abbildungen und kurz erläuterndem Texte
Franz Eugen Köhler/ Gera, 1883