Connaissez-vous la Vergerette du Canada ?
Huile essentielle encore peu connue et peu utilisée du moins en France, nous vous transmettons quelques informations sur la plante et sur l’huile essentielle
Toutes ces données sont à titre d’information, de connaissance générale, et ne remplace en rien un avis médical pour son utilisation en phytothérapie ou en aromathérapie. Dans ce cas consultez un médecin spécialisé en phytothérapie et aromathérapie.
Photo source www.omafra.gov.on.ca/.../2010/02hrt10a2f2.jpg
Vergerette du Canada de son nom latin Coniza canadensis ou Erigeron canadensis de la famille des Astéracées
Noms vernaculaires : Erigère du Canada, Fausse camomille, conyza du Canada, vergerolle du Canada, Herbe aux Français, Queue de Renard
Noms anglais : horseweed, Canada Fleabane, Fleawort, Coltstail.
La Vergerette du Canada est une plante très commune, très répandue que l’on peut trouver dans des lieux incultes, sur les chemins, dans les champs, les terrains vagues, le sable et même en ville !
La Vergerette du Canada , originaire d’Amérique du Nord, est une plante qui pousse dans toutes les régions tempérés d’Europe et d’Amérique. On la trouve bien entendu en France (Corse surtout).
Toutefois à ce jour, à ce jour on trouvera plus souvent l’huile essentielle produite au Canada essentiellement. Dans ce pays elle pousse dans toutes les provinces, à l’exception de Terre Neuve et de certaines régions du Quebec.
C’est une plante qui mesure entre 20 centimètres et 1 mètre voire 2 mètres de hauteur. Elle a une tige bien particulière, velue en forme de fuseau, et des feuilles couleur vert cendré recouvertes de poils blancs.
Petite histoire : Cette plante a le nom de « vergerette » car elle était utilisée autrefois comme « verges » (fouets) pour corriger les enfants. De plus selon les légendes et traditions, on froissait les feuilles et tiges pour en dégager une odeur très particulière qui éloignait les sorcières !!!
Cette plante contient des résines, des tanins, des flavones, de l’acide gallique, de la choline. Lors de la distillation des sommités fleuries, l’huile essentielle obtenue contient principalement des terpènes (limonène), du citronellol et du terpinéol.
La vergerette du Canada peut-être utilisée en gélules (poudre sèche, extraits secs), en infusion, en décoction, en homéopathie, en extrait aqueux (ampoules buvables), en préparation magistrales associant d’autres plantes complémentaires aux vertus anti-inflammatoires, anti-rhumatismales telles que le cassis, l’harpagophytum, la reine des prés, etc.. Mais on peut aussi la trouver seule.
La plante a des propriétés :
sur la sphère digestive, plus spécifiquement sur la diarrhée due à la présence de tanins, sur les douleurs d’estomac
sur la sphère urinaire (cystite, pertes blanches)
sur la sphère ostéo-articulaire (propriétés anti-inflammatoires et analgésique lors de rhumatismes articulaires, arthrose, goutte)
sur la sphère veineuse, circulatoire (hémorroïdes, hémorragies tels que saignements de nez, règles abondantes et douloureuses)
Elle est aussi diurétique.
C’est une excellente plante pour le traitement au long cours de l’arthrose.
Les sources d’information étrangères mettent en avant la propriété très importante de « répulsif de mouches » d’où les noms communs anglais (fleabane, flea étant la mouche). Il est vrai que lorsque l’on froisse les feuilles, une odeur bien particulière se dégage…
Il serait possible que la plante puisse avoir des effets secondaires : elle peut causer des démangeaisons sur des peaux sensibles.
Elle était et est toujours utilisée par les autochtones du Canada et les Indiens d’Amérique, pour soigner les diarrhées et les hémorragies après l’accouchement, comme anti-douleur pour les douleurs d’estomac, et pour soigner les articulations douloureuses. Les indiens déjà diffusait les vertus de cette plante auprès des pionniers du Nouveau monde ! On avait déjà entendu parlé des vertus de la vergerette de manière plus officielle dès 1640, par l’herbaliste John Parkinson, rattachée au roi Charles 1er d’Angleterre.
L’huile essentielle, quant à elle, peut-être extraite des sommités fleuries, des feuilles, des tiges, et même des racines. C’est une huile essentielle peu connue. Comme nous l’avons vu précédemment, les composants de l’huile essentielle sont essentiellement du limonène, et du trans alpha bergamotene, .On récoltera les sommités fleuries en début de floraison car c’est à cette période que le rendement est le plus élevé pour la distillation (c’est-à-dire 0.7/0.8%), la composition biochimique la plus constante: limonène 80/81%, trans alpha bergamotene 6/8%. Le limonène est le composant le plus important retrouvé dans les HE des récoltes d’origine européenne (France, Italie, Espagne, Bulgarie). Elle sera utilisée principalement pour ses propriétés anti-rhumatismales (anti-inflammatoire et antalgique), soulageant l’arthrose. Elle sera utilisée dans le système locomoteur, système ostéo-articulaire, pour combattre les états inflammatoires et les douleurs. Elle a aussi des propriétés antibactériennes et antifonfongiques. L’HE en diffusion aurait une odeur qui repousse les mouches. A tester ! Attention, l’ HE peut-être photosensibilisante, et suit la même règle, les mêmes contre-indications que les autres HE à composants terpéniques.
Ce sont ses composants terpéniques qui sont à l’origine de ses activités anti-inflammatoires, antalgiques.
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